La guerre mondiale contre la drogue s’est soldée par un échec. Lorsque la Convention unique sur les stupéfiants des Nations unies a vu le jour il y a 50 ans, et lorsque le président Nixon a lancé la guerre du gouvernement américain contre la drogue il y a 40 ans, les décideurs croyaient que l’application sévère de la loi à l’encontre des personnes concernées par la production, la distribution et la consommation des drogues mènerait à la réduction du marché de drogues telles que l’héroïne, la cocaïne et le cannabis. Que cela aboutirait à un « monde sans drogue ».

En pratique, le volume des marchés internationaux des drogues illicites, largement contrôlés par le crime organisé, a augmenté de façon exceptionnelle au cours de cette période. Aucune estimation précise de la consommation internationale sur l’ensemble de cette période de 50 ans n’est disponible. Toutefois, une analyse de ces 10 dernières années indique la présence d’un vaste marché en pleine croissance.

Malgré les preuves de plus en plus formelles selon lesquelles les politiques actuelles n’atteignent pas leurs objectifs, bon nombre de décideurs politiques au niveau national et international ont eu tendance à éviter l’examen approfondi ou le débat autour des solutions alternatives.

Ce manque de leadership en matière de politique antidrogues a donné lieu à la création de notre Commission et nous mène à la conclusion qu’il est temps d’examiner sérieusement et de manière exhaustive l’étendue des stratégies visant à répondre au phénomène des stupéfiants. Dans un premier temps, il faut reconnaître que le problème mondial de la drogue constitue un ensemble de défis sanitaires et sociaux à gérer, et non pas une guerre à gagner.

Les membres de la Commission se sont entendus sur 4 principes essentiels qui devraient orienter les politiques et les stratégies liées aux stupéfiants à l’échelle nationale et internationale. Ils ont également formulé 11 recommandations d’action.

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