La guerre mondiale contre la drogue accélère la transmission du VIH/sida parmi les usagers de drogues et leurs partenaires sexuels. Les études menées à travers le monde montrent systématiquement que les politiques répressives de lutte contre la drogue empêchent les usagers d’accéder aux services de santé publique et les maintiennent dans des milieux marginaux où le risque d’infection par le VIH est très élevé. L’emprisonnement massif des auteurs de délits non violents liés à la drogue joue également un rôle majeur dans l’accroissement du risque de transmission du virus. Il s’agit d’un problème de santé publique fondamental dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis où près de 25 % des Américains infectés par le VIH encourent chaque année le risque d’être incarcérés. Ce taux d’incarcération disproportionné est l’une des raisons principales de la propagation accrue du VIH dans la communauté afro-américaine.

Il a également été prouvé que l’application de politiques répressives à l’encontre des consommateurs de drogues constitue un véritable obstacle au traitement du VIH. Bien qu’il ait été démontré que le traitement de l’infection par le VIH réduit considérablement le risque de transmission du virus par des individus infectés, les répercussions sur la santé publique des interruptions de traitement liées aux politiques répressives de lutte contre la drogue ne sont toujours pas considérées comme une entrave majeure aux efforts de contrôle de la pandémie du VIH/sida dans le monde.

Face à l’extension de l’épidémie de VIH parmi les usagers de drogues, il est grand temps d’agir au niveau national et international.

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