L'OFDT vient de rendre sont rapport annuel « Drogues et addictions, données essentielles 2013 », dans lequel, parmi de nombreuses autres informations, se trouvent les résultats de l'enquête d'opinion EROPP 2013 (Opinions des français sur les drogues). En pleine actualité sur les salles de consommation à moindre risque (appelées vulgairement « salle de shoot »), on y découvre que 58 % des personnes interrogées ont répondu positivement à la question : « Certains proposent de mettre des locaux et du matériel propre à disposition des consommateurs d’héroïne pour qu’ils puissent s’injecter hors de l’espace public, pour prévenir les risques d’overdose et limiter la propagation du sida. Êtes-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout d’accord avec cette proposition ? »

C'est le score le plus haut jamais enregistré pour un sondage français sur les salles de consommations. Comme toute question, sa forme et son contenu participent à préparer la réponse. Mais il est important de rappeler que cette question a le mérite d’être la plus proche de l’état de la science : les premières évaluations des salles de consommation ont porté sur l’injection pour des raisons historiques. Elles se sont intéressées à leurs effets les overdoses et sur la propagation du virus du VIH, puis sur d’autres points, dont la sécurité publique et l’accès au soin.

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