Les améliorations notées dans le contrôle de l’épidémie du sida cachent des faiblesses touchant les populations vulnérables et marginalisées de la société : professionnel(les) du sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, détenus et consommateurs/usagers de drogues injectables. Parmi ces groupes de populations clés, les consommateurs/usagers de drogues injectables constituent la cible la moins connue et la moins maitrisée en Afrique.

Sur les 49 pays d’Afrique sub-saharienne, seuls 16 disposent de données sur la consommation de drogues injectables et sur 2,3 millions de consommateurs/usagers de drogues injectables recensés dans cette partie du continent, on enregistre 564 000 personnes vivant avec le VIH.

Le programme régional « Réduction des risques VIH et tuberculose et autres comorbidité et promotion des droits humains auprès des consommateurs de drogues injectables (PARECO) mis en œuvre par l’Alliance Nationale des Communautés pour la Santé (ANCS) dans 5 pays ouest-africains (Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau et Sénégal) sera probablement élargi à d’autres pays, notamment la République de Guinée et le Mali. En collaboration avec des partenaires d’exécution, sur financement du Fonds mondial, le programme régional vise à améliorer l’accès aux services de Réduction des Risques et à promouvoir le respect des droits humains des consommateurs/usagers de drogues injectables en Afrique de l’Ouest.