Par François Béguin

Pour Anne Souyris, adjointe à la maire de Paris, chargée de la santé et des relations avec l’AP-HP, les opérations de police pour évacuer la « Colline » du crack sont vaines tant que les usagers ne sont pas pris en charge sur le plan psychologique et sanitaire.

Pourquoi avoir demandé le 26 juillet l’« intervention urgente » de l’Etat face à l’augmentation du trafic de crack ?

Il y a une évolution alarmante du deal et de la consommation de crack dans le nord-est de Paris. La situation est devenue insoutenable. C’est bien sûr à la Ville de Paris d’y répondre, mais aussi à l’Etat. Devant ce drame humain, la solidarité est de mise. Anne Hidalgo a envoyé une lettre au premier ministre et, il y a quelques jours, celui-ci nous a répondu avec bienveillance mais sans proposition concrète. Or il y a urgence. En mars, nous avons fait tout une série de propositions à la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, en charge de ces questions auprès du premier ministre, et à ce jour, nous n’avons eu aucune réponse.