Par Farid Ghehiouèche, Cannabis Sans Frontière.

Quand on évoque la politique de prévention des risques et la réduction des dommages, plus communément appelée « RdR », on pense rarement à la question du cannabis.

Pour en finir avec une loi datant de quarante deux ans, qui a obtenu les résultats qu'on connait -faudra-t-il une énième commission pour en établir le constat?-, des cannabinophiles sont sortis du placard et depuis le16 juin 2012, les Cannabis Social Clubs Français (CSCF) sont apparus dans le paysage médiatique. Dominique Broc a fait naître un nouveau mouvement de désobéissance civile prônant la culture raisonnée et responsable du cannabis, entre les membres d'un « club » pour satisfaire leurs besoins respectifs, selon un code de conduite interdisant la présence de mineurs et la revente à autrui, entre autres règles pour s'autoadministrer.

Dans les jours qui viennent, le CSCF va refaire parler de lui puisque le Procureur de la République Philippe Varin a convoqué à Tours, les douze personnes constituant le bureau collégial de l'association fédérative des Cannabis Social Clubs locaux, le C.S.C.F. Il demande la dissolution d'une association qui existait de fait, et qui dans une tentative de dialogue avec les pouvoirs publics pour obtenir un statut dérogatoire à titre expérimental, va devoir défendre plus largement des libertés constitutionnelles comme la liberté d'association, de réunion, d'expression, d'opinion et même de cultiver du cannabis. Le Tribunal rendra public ses délibérations le 20 juin prochain.

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