Une association de juges, procureurs et avocats argentins unissent leur voix dans une déclaration commune en faveur de politiques drogues efficaces respectant les droits humains. Fait rare: ils demandent des nouvelles approches et dénoncent la lenteur des réformes judiciares.

La déclaration est signée par 260 personnes issues du milieu judiciaire argentin. Elles demandent des lois qui ne criminalisent pas les usagers de drogues et exigent l'implémentation de politiques de réduction des risques et de soutien palliatif.

Il y a 30 ans, la Cour suprême du pays avait déclaré inconstitutionnelle la poursuite pour crime d'un musicien qui se contentait de consommer des narcotiques. A ce jour, cette jurisprudence fondée sur les libertés individuelles, l'autonomie de la personne et l'auto-détermination à consommer des drogues n'est toujours pas appliquée.