Depuis quelques mois, les intervenants des associations spécialisées comme SAFE ainsi que les usagers des dispositifs de réduction des risques relatent des faits inquiétants, tels que le stationnement prolongé de véhicules ou d’équipes de police à proximité immédiate des automates d’échange de seringues, ou encore le contrôle des usagers immédiatement après la prise de trousses de prévention aux automates. Les situations les plus problématiques sont constatées en région parisienne (un usager a d'ailleurs raconté son interpellation sur Psychoactif).

 

 

Ces agissements ont des conséquences néfastes en matière de santé publique et notamment de contaminations virales par le VIH et les hépatites, les usagers étant amenés à réutiliser voire partager leur matériel.

 

Ils présentent aussi des risques pour la salubrité publique car les usagers rapportent de moins en moins le matériel usagé dans les poubelles sécurisées mises à leur disposition, par peur d’être contrôlés en possession de seringues. Ce matériel est aussi davantage abandonné sur la voie publique, dans des WC publics, dans des poubelles non sécurisées… augmentant les risques de piqûre accidentelle pour la population générale. Cette situation illustre en France ce que dénonce la Globale Commission dans le rôle néfaste de la guerre à la drogue.

 

La police doit pouvoir continuer de faire son travail, notamment de régulation de l’espace public, elle y arrive d’autant plus qu’elle agit en bonne intelligence avec celui des intervenants en réduction des risques et dans le respect mutuel. C’est une question de cohérence de l’action publique, évitant que le travail de l’un ne soit détruit par l’action de l’autre, avec comme résultat majeur une situation qui se dégrade de plus en plus.

Contact presse: Pierre Chappard, Coordinateur du Réseau Français de Réduction des Risques et Président de PsychoACTIF.

Lire l'intégralité de l'article.

Abonnez-vous à l'Alerte mensuelle de l'IDPC pour recevoir des informations relatives à la politique des drogues.