L'IDPC souligne comment l'implication croissante des entités des Nations unies chargées des droits humains dans les débats sur la politique en matière de drogues a ouvert la voie à une prise en compte plus importante, mais encore insuffisante, de la santé, des droits humains et du développement.
S'il ne s'attaque pas sérieusement aux violations des droits humains et n’encourage pas les réparations, le programme commun des Nations unies aux Philippines risque d'institutionnaliser ces abus.
L'IDPC et Amnesty International appellent le rapporteur spécial sur le Cambodge et le Conseil des droits de l'homme à exhorter le gouvernement cambodgien à réduire de manière significative les détentions et incarcérations arbitraires, notamment en révisant et en amendant les politiques répressives en matière de drogues.
Pour réduire la violence et les dommages causés par l’application des lois aux personnes qui font usage de drogues, les gouvernements devraient s’engager à décriminaliser la réduction des risques et mettre fin à la stigmatisation.
Lorsqu'elle est fondée sur une approche axée sur la santé et les droits humains, la décriminalisation fournit un cadre juridique favorable qui promeut, protège et réalise le droit à la santé des personnes usagères de drogues.
Le système des droits humains de l'ONU devrait continuer à mettre en lumière l'impact destructeur des lois punitives sur les drogues sur la jouissance des droits, y compris à travers l'incarcération et la détention administrative.
L’IDPC, HRI et NoBox Philippines demandent instamment au Conseil et aux États membres de réagir face à la détérioration de la situation en matière de droits humains aux Philippines en raison de la « guerre à la drogue » menée par le gouvernement.
La session du CDH aura lieu en septembre. Les ONG sont invitées à participer pour discuter de différents sujets relatifs aux problèmes liés aux droits humains en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud-Est.