Depuis sa création, la Commission globale de politique en matière de drogues appelle à la dépénalisation de la consommation illégale de drogues ainsi qu’à l’adoption d’alternatives à l’incarcération pour les auteurs de petits délits sans violence. Plus de 10 millions de personnes sont aujourd’hui détenues dans le monde, une sur cinq l’est pour un délit lié aux drogues et 83 % de celles-ci purgent une peine pour simple possession ou consommation personnelle.

La Commission considère que l’enfermement témoigne de la faillite des politiques fondées sur la prohibition à remplir leurs objectifs et de l’incapacité à mettre en œuvre des politiques axées sur la santé et les droits des individus et des collectivités.

La prison est la conséquence des échecs de la politique en matière de drogues : échec à réduire la demande aussi bien que l’offre et à priver de leur pouvoir les organisations criminelles transnationales. La compétence de l’État de priver un individu de liberté lui confère une obligation de soins et une responsabilité particulière envers le détenu. Beaucoup d’États sont pourtant très loin de les assumer, et ceci à bien des égards.