Constatant que le marché ouvert de la drogue à Genève est une cause majeure d’insécurité et qu’il a conduit à une perte de contrôle sur une partie de l’espace public, le Groupe composé des personnes soussignées, issu des partis  représentés au Grand Conseil, s’est réuni pour élaborer des propositions concrètes. Il a travaillé hors des enceintes habituelles et sans a priori depuis l’été 2012. Le résultat des consultations menées et les conclusions se trouvent dans le présent document.

Le marché du cannabis représente une part importante du marché ouvert et génère de nombreux délits annexes qui pourrissent la vie des Genevois. Son chiffre d’affaire en Suisse pour 2012 s’élève à 1 milliard. Par ailleurs, la consommation de cannabis a été ou est en voie d’être libéralisée dans de nombreux pays. En Suisse, la consommation est non seulement largement repandue mais traitée par le législateur au moyen d’une simple contravention.

Après un examen détaillé des solutions expérimentées ou appliquées à l’étranger, le Groupe propose de tenter une expérience pilote à Genève et d’autoriser, pendant une période de trois ans, la culture, la distribution et la consommation de cannabis et de ses produits dérivés comme le haschisch et l’huile, dans le cadre d’associations contrôlées et encadrées, s’inspirant des clubs sociaux connus ailleurs, notamment en Espagne ou encore en France.

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