Amérique latine : Les États-Unis accusés d’instrumentaliser la « guerre à la drogue » pour exercer leur hégémonie

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Amérique latine : Les États-Unis accusés d’instrumentaliser la « guerre à la drogue » pour exercer leur hégémonie

12 février 2026
Luis Reygada
L'Humanité

Les États-Unis ont longtemps utilisé l’aide financière pour lutter contre le trafic de drogue en Amérique latine afin d’exercer une pression politique et économique sur les pays de la région, en particulier la Bolivie, la Colombie et d’autres.

Le Consortium International sur les Politiques des Drogues (IDPC) est un réseau mondial de plus de 190 membres – ONG et professionnels spécialisés – qui travaillent collectivement en vue de promouvoir des politiques relatives aux drogues faisant progresser la justice sociale et les droits humains.

Développant une approche très critique des logiques punitives, cette organisation indépendante à but non lucratif basée au Royaume-Uni se montre tout particulièrement sévère avec le paradigme de la « guerre à la drogue », notamment en Amérique latine. Une approche qui « a échoué et a produit des conséquences dévastatrices : militarisation, violence, criminalisation des populations marginalisées et graves violations des droits humains », dénonçait l’IDPC dans un communiqué, publié le 7 janvier dernier, qui fustigeait l’utilisation de la « guerre à la drogue » comme prétexte utilisé par les États-Unis pour intervenir au Venezuela.

Washington utilise le terme de « narcoterrorisme » pour justifier des violations flagrantes du droit international et porter atteinte à l’intégrité territoriale d’États souverains, explique Marie Nougier, membre du Consortium International sur les Politiques des Drogues.