Le rôle essentiel de notre réseau dans la stratégie de sortie de crise Coronavirus : Tester, protéger et accompagner !

Comme nous l’annoncions dès le 14 mars dernier l’épidémie COVID-19 nous confronte à des défis inédits. La virulence du SARS-CoV-2, sa rapidité de réplication et sa forte transmissibilité y compris par des personnes asymptomatiques font qu’en l’absence de vaccin, le nécessaire confinement pouvait ralentir sa transmission, mais pas l’interrompre. Il a permis aux équipes hospitalières de ne pas être complètement débordées et de sauver des vies, au prix d’un coût économique, social et humain particulièrement élevé.

A la différence d’autres épidémies, celle-ci ne va pas s’éteindre brutalement.

La sortie du confinement va être engagée le 11 mai, avec l’objectif d’une reprise de la vie sociale tout en limitant les risques de nouvelle flambée épidémique. Pour cela, à côté des mesures-barrière et de distanciation sociale, nous allons devoir nous emparer de nouveaux outils, tout particulièrement, les tests de dépistage et de surveillance. Ils sont le seul moyen d’identifier les personnes porteuses du virus, qui devront donc être isolées et si besoin traitées. Cela permettrait une approche de « test, isolate & treat » adaptée aux situations individuelles et fournirait des données solides afin de connaître l’évolution de l’épidémie pour mieux s’y adapter.

Un des pièges du COVID est que certaines personnes asymptomatiques sont à la fois assez bien portantes (donc non repérées cliniquement) et contagieuses et ce, semble-t-il, pendant une période pouvant aller jusqu’à 10 voire 14 jours.  Des mesures de traçage (« tracking ») sont à l’étude : des applications pour smartphone identifient les personnes-contact, potentiellement contaminées dans la période précédant la découverte de la contamination. Leur rappel et isolement pendant au moins deux semaines, permet surveillance médicale et protection de l’entourage. L’objectif reste de réduire la transmission du virus en ciblant les mesures de confinement, les rendant ainsi plus acceptables individuellement, toujours sur la base du volontariat.