Le mois de novembre a été marqué par la mort tragique d’une jeune femme suite à la prise d’un comprimé non identifié au Stereosonic music festival. Les décès liés aux drogues de ce type ne sont pas inhabituels en Australie, ce qui soulève la question de savoir si notre approche de la réduction des risques a besoin d’être révisée.

Dix ans auparavant l’Association médicale australienne adoptait une résolution soutenant la recherche en matière de tests de drogues illicites en Australie afin de voir ce qu’elles contenaient réellement, dans le but de réduire leur consommation, les overdoses et décès.

Cet article a été publié initialement dans The Conversation. Lire l’original ici.

Auparavant appelé « pill testing », le « drug checking » permet aux consommateurs de savoir ce que contient leurs produits avant de les consommer. Cela permet aussi aux chercheurs en matière d’alcool et de drogues d’approcher une population largement invisible d’usagers récréatifs.

Cette pratique trouve son origine dans la scène musicale européenne avec l’émergence de pilules contrefaites et contaminées. Les consommateurs craignaient souvent qu’il y ait quelque chose de dangereux dans les produits qu’ils consommaient. Mais sans régulation, il n’y avait aucun moyen de le savoir.

Il y dix ans, lorsque nous menions une recherche aux Enchanted Forest raves en Australie du Sud, nous étions aussi préoccupés par cette question. Mais dix ans c’est toute une vie sur le marché de la drogue. Nous nous retrouvons maintenant devant le marché de la drogue le plus dangereux depuis des années.

De nouveaux composés précédemment absents en toxicologie humaine et de la MDMA (méthylènedioxy-méthamphétamine ou ecstasy) à la pureté et au dosage jamais vu auparavant, sont tous accessibles sur Internet et en payement en crypto-monnaies dont le traçage est impossible. De ce que j’ai observé en tant que médecin urgentiste, cela a été un des pires démarrages de tous de la saison de festival de musique en termes de risques d’overdoses.

Le drug checking comme méthode et intervention

Un des meilleurs exemples de programme de drug checking se trouve à Zurich, sous la bannière « Saferparty ». En collaboration avec l’Université de Berne, les chercheurs apportent dans un container de transport du matériel médico-légal sur les lieux d’un des plus grands festivals de musique d’Europe, la Street Parade.

Installés dès les premières heures de l’événement, les chimistes, docteurs et équipes d’experts sont prêts à tester les drogues dans leur laboratoire mobile. Les chimistes sont à la recherche de drogues qu’ils savent particulièrement dangereuses ou de drogues aux dosages dangereux.

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