Par Kristin Marin

Ces dernières années, de nombreux pays ont levé les restrictions d'accès aux antidouleurs essentiels. Le Guatemala, quant à lui, a résisté à la tendance avec une nouvelle initiative, qui conduira à la souffrance inutile des patients dans le pays.

Alors que de nombreux pays ont réduit leurs restrictions d’accès aux médicaments vitaux pour le traitement de la douleur ces dernières années, le Guatemala a pris le contrepied de cette tendance. L’initiative récemment lancée par le pays pourrait entraîner des souffrances qui évitables à ses patients.

Le gouvernement du Guatemala a récemment publié des instructions officielles qui augmenteront les restrictions environnant l’accès aux médicaments contrôlés. Parmi les substances concernées, on trouve la morphine, l’un des antalgique vitaux pour le contrôle de la douleur.

Les substances contrôlées sont référencées par les traités internationaux des médicaments. Douze de ces dernières, y comprit la morphine, sont considérées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme des médicaments essentiels.

En vertu de la nouvelle initiative du Guatemala, un certain nombre de nouveaux obstacles bureaucratiques ont été créés pour encadrer l’accès à ces médicaments. Depuis le 31 juillet, les personnes qui cherchent à récupérer une prescription au nom d'un patient pour un médicament contrôlé devront présenter une lettre de demande signée et estampillée, qui contient obligatoirement une copie de leur carte d'identité ainsi que le numéro du document. Chaque fois que la  personne responsable de demander la prescription changera - alors que le patient en question reste le même - cette lettre devra être présentée.

Cette mesure semble un geste particulièrement rétrograde, à cause du stress physique et émotionnel qu’elle impose aux patients, mais aussi à la lumière du fait qu’il y a à peine trois ans, le pays avait émis sa première ordonnance pour la morphine par voie orale, ce qui était alors un évident pas en avant.

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