La Razón, 21 de Julio de 2011

Au même titre que plusieurs pays, la Bolivie traverse une profonde crise de son milieu carcéral avec des enceintes pénitentiaires qui souffrent de surpopulation et incapable de garantir un traitement juste et humanitaire pour les inculpés. Parmi les pricipaux facteurs qui expliquent cela, se trouvent des faiblesses de la loi 1008.

Par exemple, cette norme ne fait pas de différence entre le microtrafic et les grands narcotrafiquants(narcotrafiquantes), de sorte que, indépendamment du volume de drogue impliquée, les peines varient de un an pour des producteurs de substances contrôlées et va jusqu'à 25 ans par en avoir fait le trafic. La loi sanctionne aussi l'usage de drogues et punit la possession pour un usage personnel avec internement et des traitements forcés.

Comme résultat de cette catégorisation, les prisons trouvent saturées par des personnes impliquées dans ce commerce illicite, lesquelles appartiennent majoritairement aux éléments les plus faibles, les plus pauvres, vulnérables et facilement remplaçables dans la chaîne du trafic de stupéfiants. De façon prévisible, la réclusion prolongée n'a pas résulté en une grande réussite en ce qui concerne la réduction du trafic illégal de drogues.  Pour toutes ces raison, il en ressort l'intention d'établir des critères minimaux de consommation pour des personnes dépendantes, tel que considéré par le projet de Loi de Substances Contrôlées.

Abonnez-vous à l'Alerte mensuelle de l'IDPC pour recevoir des informations relatives à la politique des drogues.