Nous, chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine,

Reconnaissant les efforts que déploient l'Assemblée générale des Nations Unies, la Commission des stupéfiants, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et d’autres pour promouvoir une discussion de haut niveau sur l’ensemble des questions de fond liées au problème mondial de la drogue, conformément aux principes de responsabilité commune et partagée et aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, au droit international et à la Déclaration universelle des droits de l'homme,

Saluons les progrès réalisés en Afrique dans la lutte contre le trafic illicite et l’abus des drogues, entre autres, l'adoption et la mise en oeuvre du Plan d'action sur la lutte contre la drogue (2013-2017) qui repose sur la Déclaration politique et le Plan d'action de 2009 sur la coopération internationale pour une Stratégie intégrée et équilibrée de lutte contre le problème mondial de la drogue ;

Conscients des tendances de la production, du trafic et de la consommation illicites des drogues dans de nombreux pays africains, ainsi que du fait que les drogues continuent d’avoir des méfaits directs tels que la violence domestique, la criminalité, la pauvreté, les accidents de la route, les abandons scolaires, et font payer un lourd tribut à la santé publique, à l’économie, à la société et à la sécurité humaine sur le continent,

Reconnaissons que les politiques axées sur les consommateurs de drogues exacerbent ces méfaits et ne réduisent pas non plus les marchés des drogues et qu'il est donc nécessaire d’adopter une approche plus équilibrée qui mette l’accent sur la santé et les droits humains des consommateurs des drogues et qui, en matière de répression, cible ceux qui continuent de profiter à un niveau plus élevé du commerce illicite des drogues;

Rappelons que l'investissement dans les interventions de développement sous différentes formes contribue à la réduction et à l’élimination de la production, du trafic, de l’abus et des méfaits des drogues illicites, y compris le cannabis;

Réaffirmons notre objectif d’atteindre les cibles fixées dans la Déclaration politique de 2011 sur le VIH et le SIDA, en particulier celle de réduire de 50 pour cent d'ici 2015, la transmission du VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues, compte tenu du fait que l'injection et les comportements sexuels à risque chez les consommateurs des drogues constituent des problèmes majeurs de santé publique à cause du risque élevé d'infection au VIH, des hépatites B et C, et de la tuberculose ;

Sommes préoccupés par le fait qu’environ 80 pour cent de la population mondiale a peu ou pas d’accès aux médicaments contrôlés pour le traitement de la douleur modérée ou sévère, tel que souligné dans la Position africaine commune sur les substances contrôlées et l'accès aux médicaments pour le traitement de la douleur ;

Vous trouverez ci-dessous la position africaine commune complète, en contribution à l'UNGASS:

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