RightsCon 2026
Chaque année, RightsCon rassemble des milliers de participant·e·s du monde entier pour examiner l’impact croissant des technologies numériques sur les droits humains. À travers des panels, des ateliers, des tables rondes et des réunions à huis clos, le sommet offre un espace de construction collective de stratégies entre secteurs et régions.
Depuis plus d’une décennie, RightsCon s’est imposé comme le principal forum mondial consacré aux droits numériques, en changeant régulièrement de région hôte et en s’adaptant à l’évolution des contextes politique, technologique et réglementaire. Son programme reflète la complexité de l’environnement numérique actuel, de la surveillance et de la censure à la responsabilité des plateformes et aux technologies émergentes.
L’édition 2026 se tiendra à Lusaka, en Zambie, marquant le retour de RightsCon sur le continent africain et sa toute première édition en Afrique australe et centrale. Le sommet se déroulera en présentiel et en ligne du 5 au 8 mai 2026, dans la continuité des discussions et des résultats de RightsCon 2025 à Taipei.
RightsCon 2026 vise à renforcer la solidarité mondiale, à amplifier les perspectives régionales et à soutenir des actions coordonnées pour défendre les droits humains dans un monde de plus en plus numérisé.
Drogues, données et justice : résister à la police algorithmique, construire la sécurité communautaire
L’International Drug Policy Consortium (IDPC), Conectas Direitos Humanos, Statewatch et European Digital Rights (EDRi) organisent cette table ronde afin d’examiner comment l’intelligence artificielle et d’autres technologies numériques transforment les politiques des drogues, le maintien de l’ordre et l’accès aux services publics — souvent au détriment des communautés marginalisées.
La session analysera l’expansion de la police algorithmique, de la surveillance biométrique et du profilage dans les systèmes de protection sociale au nom du contrôle des drogues, et la manière dont ces dispositifs renforcent la surveillance racialisée, l’exclusion et la violence institutionnelle. Des défenseur·e·s de la réforme des politiques des drogues, des acteur·rice·s de la réduction des risques, des personnes qui consomment des drogues, des militant·e·s des droits numériques et des défenseur·e·s des droits des travailleuses du sexe partageront des études de cas concrètes en provenance d’Océanie, d’Europe et d’Amérique latine, mettant en lumière à la fois les dommages causés et les stratégies de résistance.
À travers des échanges facilités et des groupes de travail, les participant·e·s identifieront les usages numériques actuels, évalueront les stratégies existantes de plaidoyer et de redevabilité — y compris le contentieux, la supervision et le travail sur les récits — et exploreront des alternatives communautaires, fondées sur le soin, favorisant la réduction des risques et la sécurité communautaire. La session vise à dégager cinq à sept stratégies concrètes et à poser les bases d’une collaboration durable entre mouvements à l’intersection des droits numériques et de la politique des drogues.
