Par Erika Dupuis & Kira London-Nadeau / Filter Mag - Traduction libre de l’anglais par le CAPAHC

Après des décennies de faire campagne là-dessus, la décriminalisation de toutes les drogues pour usage personnel au Canada semble être à portée de main.

Le 17 août, des lignes directrices envoyées par le Service des poursuites pénales du Canada (SPPC) a demandé aux procureur·e·s de viser des sanctions non-criminelles pour la possession simple de drogues. Ils dénotent sobrement :
« Des sanctions criminelles, comme réponse principale, ont une efficacité limitée comme (i) effet dissuasif général ou spécifique et (ii) comme moyen d’adresser une préoccupation pour la sécurité publique lorsqu’on considère les effets dommageables d’un dossier criminel et de courtes périodes d’incarcération. »

Une augmentation tragique des morts de surdoses durant la pandémie, particulièrement en Colombie-Britannique et en Ontario – ainsi que des appels grandissants, dans les manifestations pour plus de justice raciale, de prioriser la santé et les droits humains par rapport à la criminalisation – ne peut plus être ignorée.

La décriminalisation est une idée audacieuse – visiblement trop progressiste pour le Parti libéral du Canada, qui dirige un gouvernement minoritaire qui y reste opposé. Mais nous approchons rapidement d’un point de bascule.