En perspective du sommet des Nations Unies sur la drogue, des groupes de la société civile des quatre coins du monde ont publié une déclaration condamnant les gouvernements de ne pas reconnaître les conséquences dévastatrices des politiques punitives et répressivesen matière de drogue.

Dans une déclaration commune intitulée "Ungass 2016 : entre diplomatie et déni" promue par l'IDPC (International Drug Policy Consortium), quelque 200 ONG appellent les gouvernements à tenir compte de toutes les approches possibles pour sortir des politiques répressives et punitives en matière de drogues. Elles demandent que les gouvernements s'engagent fermement en faveur des droits humains, de la paix et de la santé au moment où ceux-ci se retrouvent à Vienne pour préparer le rapport final de l'UNGASS 2016.

Elles craignent en effet que les progrès constatés dans certains pays ne soient pas reconnus, voire complètement ignorés, et que l'UNGASS n'accouche d'une coquille vide.

Le directeur exécutif de l'IDPC, Ann Fordham, avoue qu'il est encore temps de sauver le processus avant la session de New-York, mais il faut que les gouvernements soient honnêtes envers eux-mêmes sur ce qui fonctionne et sur ce qui ne fonctionne pas, partant du fait que la guerre contre la drogue s'est révélée être un cuisant échec.

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