La Session Extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies (UNGASS) sur les drogues, qui s’est déroulée en Avril 2016, était une occasion privilégiée pour les ONG de construire des relations solides et constructives avec leur gouvernement, et d’offrir leur avis d’experts sur la voie à suivre pour les politiques des drogues. Lors de l’UNGASS, 45 Etats membres ont soutenu explicitement le rôle de la société civile dans l’élaboration, la mise en œuvre, la révision et/ou l’évaluation des politiques des drogues et des programmes dans ce domaine. Le préambule du document final de l’UNGASS précise que :

Nous savons que la société́ civile, ainsi que les milieux scientifique et universitaire, joue un rôle important pour ce qui est d’aborder et de combattre le problème mondial de la drogue, nous notons que les populations touchées et les représentants des entités de la société́ civile, selon qu’il convient, devraient pouvoir prendre part à la formulation et à l’application des politiques et programmes de lutte contre la drogue ainsi qu’à la mise à disposition de données scientifiques pertinentes à l’appui, lorsqu’il y a lieu, de leur évaluation.

Il est toutefois important que de tels engagements soient mis en pratique et qu’ils ne se limitent pas à de la simple rhétorique.  En Avril 2016, un nombre restreint d’Etats membres – la Bolivie, le Costa Rica, le Ghana, le Japon, le Mexique, la Nouvelle Zélande, la Norvège, la Suède, la Suisse et l’Ukraine – ont inclus des représentants de la société civile à leur délégation officielle à l’UNGASS. De plus, au moins trois autres délégations gouvernementales (l’Argentine, la France et le Royaume-Uni) ont inclus des représentants de la société civile à leurs délégations à la Réunion de Haut Niveau (HLM) sur le VIH/sida, qui a eu lieu deux mois plus tard, en Juin 2016.

Dans cette note de plaidoyer, l’IDPC tire des enseignements d’une série d’entretiens de représentants de la société civile ayant participé aux délégations gouvernementales à l’UNGASS et à la HLM des pays précités. Sur la base de ces entretiens, nous fournissons quelques orientations et des recommandations pour renforcer davantage la participation effective des ONG dans les débats sur le contrôle des drogues.

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