Les membres de ce réseau interviennent auprès des travailleurs et travailleuses souffrant d’alcoolisme, de toxicomanie et autres dépendances. Ces personnes qui par leur présence, leur disponibilité, leur sens pratique et leur expérience ont gagné la confiance de leur entourage constituent un réseau d’entraide syndical unique. Ce Réseau favorise l’établissement d’un climat de confiance, de respect et d’écoute avec la personne en difficulté. Ses membres s’engagent dans la compréhension des conditions de travail et des conditions de vie de la personne qui a développé une dépendance. Ils recherchent activement une solution satisfaisante à ses difficultés, afin qu’elle puisse retrouver son autonomie.  La personne en difficulté joue donc un rôle très important, voire même essentiel, dans sa propre prise en charge. Cette action syndicale ne vise pas à amorcer une thérapie. Elle favorise plutôt l’accompagnement en offrant compréhension, appui et information sur les ressources disponibles. Aussi, les DS assurent un suivi pour faciliter la réintégration, tant dans le milieu de travail que dans la famille et la société. Ce sont des gars et des filles pour des gars et des filles.

Engagée résolument dans la défense des droits de la personne et le mieux-être des travailleurs et travailleuses, la FTQ se soucie des effets qu’aura la légalisation du cannabis dans les milieux de travail. Elle craint notamment que cette législation devienne un prétexte pour les employeurs d’exiger et d’étendre mur à mur des tests de dépistages et d’expertises médicales, ainsi que des politiques rigides de tolérance zéro qui briment le droit des travailleurs à leur vie privée surtout dans le contexte actuel de légalisation du cannabis.

En effet, si plusieurs méthodes de dépistages sont maintenant accessibles aux employeurs soucieux de s’assurer que leurs employés exécutent leur prestation au mieux de leur capacité, leur utilisation de façon aléatoire soulève bien des questions à l’égard des droits fondamentaux garantis par les Chartes des droits et libertés.

Nous sommes convaincus que les stratégies de prévention sont nettement plus efficaces pour contrer un problème de consommation que les approches coercitives. Il sera donc nécessaire d’avoir des politiques d’entreprises adaptées et cohérentes, en complément de la réglementation à venir, pour encadrer l’ensemble de la problématique. Une politique de tolérance zéro n’est certainement pas la solution. En conséquence, nous croyons plutôt aux bienfaits de l’approche de réduction des méfaits qui consiste à réduire les conséquences négatives liées à l’usage des drogues plutôt que l’élimination du comportement d’usage lui-même

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