Le système international de réglementation des drogues illégales a été créé il y a un siècle. Ce système est né de la réalisation qu’aucun pays isolé ne pouvait mette un terme au problème de la drogue à cause de la facilité avec laquelle les marchandises pouvaient s’acheminer d’un pays à l’autre, traversant les frontières et les juridictions. Un contrôle efficace passerait donc par un travail en commun de tous les Etats.

Trois conventions ont ainsi été adoptées. Elles constituent aujourd’hui les piliers du droit international pour le contrôle des drogues :

L’objectif principal de ces conventions est resté le même qu’il y a cent ans : limiter la production, la distribution et l’usage de drogues à des fins scientifiques et médicales. Ces trois conventions prévoient la mise en place et le fonctionnement de trois agences spécialisées dans le contrôle des drogues au sein des Nations Unies :

Ces trois conventions ne s’exécutent pas d’elles-mêmes : il faut encore que les Etats signataires promulguent et appliquent les législations nationales leur permettant de se conformer aux traités. Cependant, le système international offre un cadre global de contrôle, et ses agences aident les gouvernements à se conformer aux obligations des traités.

Mises à part quelques exceptions, tous les gouvernements ont signé les conventions internationales, renforçant ainsi ce régime de contrôle des drogues qui, pendant des années, était considéré comme l’illustration même de l’esprit de coopération internationale. Cependant, nombre de gouvernements, ONG et agences internationales ont récemment fait état des nombreuses imperfections du système. En effet, les données disponibles ont révélé qu’il était impossible de réduire de l’ampleur des marches des drogues de manière durable et significative, alors que le régime actuel pouvait avoir des conséquences sévères sur la santé publique, la sécurité et le développement. Une révision du système de contrôle des drogues est aujourd’hui plus que nécessaire.